TROIS PAVILLONS
falling forest // pneus // meniscus

DE TCHERNOBYL À MONTRÉAL, LE JARDIN ZEN INCANDESCENT
FALLING FOREST = ROOT LOG de l’artiste Michael Saup aka Quantengeist (Allemagne) + CHABLIS des architectes Howard Davies, Randy Cohen et Anne Cormier de l’Atelier Big City (Montréal)





FALLING FOREST incarne une collision en une élévation monumentale penchée, occupant un simple trottoir. Cette structure met en scène la rencontre fortuite entre forêt et ville. Elle cristallise le moment où la société contemporaine sent le besoin tout à la fois de préserver et de laisser la forêt à son propre sort, afin que dans sa fragilité nous ne contribuions à sa destruction. CHABLIS, la forêt de fermes de bois, ainsi s’accorde à ROOT LOG, l’amplification rendue visible et audible des traces laissées à perpétuité, par le passage de l’homme sur terre au cœur de la nature. Le phénomène naturel de la radioactivité et des ondes sonores est amplifié, inonde Falling Forest jour et nuit d’une lumière rouge, celle qui a fait vibrer la forêt voisine au réacteur nucléaire de Tchernobyl, la Forêt Rouge.

Michael Saup est artiste des arts électroniques, cinéaste et musicien. Depuis les années 90 il a été parmi les protagonistes les plus connus de l’art généré par ordinateur en Europe. Son travail, souvent en coopération avec d’autres figures établies de l’art, incluant Steina Vasulka, Richard Castelli, Peter Weibel et William Forsythe, a été présenté dans plusieurs contextes internationaux. Il est un des professeurs fondateurs de l’HFg, la plus grande école des arts et des nouvelles technologies d’Allemagne, rattachée au ZKM, où il a enseigné de nombreuses années. Il vit et travaille à Berlin.
L’Atelier Big City (Cormier, Cohen, Davies, architectes) porte un intérêt marqué pour la ville dans toutes ses manifestations. Le moto «make architecture a public policy» souligne l’importance que l’atelier accorde au rôle public de l’architecture. Plusieurs prix, publications et invitations à présenter et exposer ses projets en Amérique et en Europe témoignent de la reconnaissance de sa contribution au dynamisme de l’architecture québécoise. L’Atelier Big City a reçu le Prix de Rome du Conseil des Arts du Canada en 1998.

LE MACROCOSME DE LA FIBRE OU LE PAVILLON FILTRANT
PNEUS = collectif PNEUMAS constitué de l’architecte Patrick Harrop (Montréal, Manitoba), de l’artiste et architecte Peter Hasdell (Australie, Angleterre, Manitoba, Hong Kong) et l’artiste Sha Xin Wei (Etats-Unis, Montréal) du Topological Media Lab.





PNEUS
est une forêt suspendue faite d’une multitude de senseurs et de générateurs électroniques entourant tubes en PVC translucides. Ces dernières reproduisent les fibres concédant flexibilité et régénérescence aux arbres en une structure de plusieurs mètres de hauteur. Cet espace magique de son et de lumière est le fruit d’un enregistrement et d’une transformation, qui condense et ramène en un espace, une structure et occupation spatiale, l’expérience, à la fois de tous les phénomènes perceptibles de mouvement à l’échelle du quartier occupé, réagit par degrés, en temps réel et en différé aux passants, ainsi qu’au passage des nuages et du vent. ESEA, une nouvelle version de l’œuvre PNEUS sera présentée au Shanghai E-Arts Festival du 17 au 22 octobre 2008.

Peter Hasdell est une architecte, artiste et académicien Britannique d’origine Australienne dont la pratique et le travail de recherche explore les systèmes métaboliques et les technologies de l’interactivité avec un focus sur les “écologies artificielles” et questions de développement durable. Il a été membre de divers instituts de recherche incluant le Chora Institute of Urbanism and Architecture à Londres.
Patrick H Harrop est architecte et professeur associé d’architecture de l’Université du Manitoba. Son travail s’attache présentement au développement de nouvelles approches de technologies intégrées et interactives, où l’immédiateté et l’interaction sont retardées et traduites en une autonomie complexe d’environnements et de comportements.
Sha Xin Wei, Ph. D., détient la Chaire de Recherche du Canada en Arts et sciences médiatiques, et est Professeur Associé en Fine Arts and Computer Science à l’Université Concordia à Montréal, Canada. Il dirige le Topological Media Lab. Son travail est dédié à l’étude du geste, de l’agencement de la distribution et de la matérialité appliquée à la phénoménologie et à l’environnement bâti.


LA BRANCHE MOBILE, FORÊT D’HYPNOSE ET DE VERTIGE
MENISCUS = EFFRITEMENTS de l’artiste Patrick Beaulieu (Montreal) et REFLEXIVE MEMBRANE de l’architecte Philip Beesley (Ontario)




Un plancher surélevé tridimensionnel et un couvert propulsé à 300 tours à la minute, forment une danse vibratoire de branches et de brindilles, constituent un espace d’entre deux à l’échelle de l’homme mais dont ce dernier est exclu, un espace du vertige et d’hypnose, de présence et de disparition, de transparence, où tout à la fois le sol et l’horizon troublent la perception du visiteur et font surgir un sentiment de danger.

Philip Beesley pratique les arts médiatiques et l'architecture à Toronto. Sa création des dernières deux décennies s'est fixée sur la sculpture et sur les installations du landart, présentées sans relâche à l’international. Il est professeur à l'École d'Architecture de l'Université de Waterloo. Il dirige le programme de diffusion pour le Réseau de la Recherche en Design du Canada/ Recherche en Design du Canada, est Examinateur Externe pour l'Ecole d'Architecture de Bartlett, la University College de Londres, la Fondation du Canada pour l'Innovation, le Conseil des Arts du Canada et de l'Ontario.
Les installations multimédias de l’artiste montréalais Patrick Beaulieu ont été présentées lors d’expositions solo et collectives dans de nombreux centres d’art et institutions en Amérique du Nord et du Sud, en Asie ainsi qu’en Europe.